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PRINCIPES FONDAMENTAUX

  Le schéma corporel comme réalité vécue :

Pour habiter le corps en bonne santé et conquérir l' harmonie physique et mentale, grâce à la répétition de la prise de conscience corporelle.

"Toujours le corps (...) la perception corporelle. Le schéma corporel, c' est la base de la conscience.
Le corps, c' est la présentation de la conscience." (Caycedo)

"La conscience corporelle devient non seulement un moyen mais l'objectif final." (Sri Aurobindo, yogi)

Le schéma corporel est une notion complexe qui recouvre la représentation mentale du corps, son "dessin", les sensations (intéroceptives, proprioceptives et extéroceptive), formes, volumes, posture, etc. Il permet la conscience de soi.

Pour Caycedo, le schéma corporel est essentiellement le "sentiment du corps" (2003).

Les stimulations corporelles de la relaxation dynamique permettent ainsi une liaison plus fine entre les sensations, la perception (avec la représentation du schéma corporel) et la motricité. Il ne s'agit pas tant de se représenter notre corps (schéma) que de la sentir - ressentir, de le vivre tel qu'il est réellement.

 Renforcer l' action positive :

Toute action positive dirigée vers notre corps ou vers notre mental à une répercussion positive sur notre être tout entier. L'activation répétée du positif provoque un "effet boule de neige" sur toute la personne.

En sophrologie, on ne travaille pas sur le négatif : activer le négatif risquerait d'engendrer une activation négative de la personne dans sa globalité. On se trouve ainsi en opposition avec certaines propositions qui encouragent d'analyser les expériences négatives, traumatisantes, en les évoquant pendant de nombreux mois... ou années.

Développer la réalité objective :

Pour vivre davantage dans la situation présente, là où nous nous trouvons, s'adapter ainsi de façon plus adéquate aux différentes situations et mieux satisfaire l'expression de nos propres besoins.

"Objectif = réalité" (Jacques Raynal)

Il est ainsi nécessaire pour le sophrologue de pratiquer lui-même la méthode proposée dans une optique de développement personnel et pour :

 percevoir l'état de sa propre conscience (émotion, tension...) ;

 percevoir l'état de conscience des sujets qu' il accompagne et adapter la méthode au plus juste ;

 avoir une attitude plus juste, vis-à-vis de lui-même et de son entourage.

Ainsi, en sophrologie, l'objectif est avant tout de renforcer les structures positives que nous avons tous en nous, en nous appuyant sur les sensations corporelles. Mais cela ne doit pas déboucher sur une déconnexion d'avec la réalité. D'où la nécessité d'être encadré par une personne compétente et appliquant elle-même ce qu'elle propose.

Soulignons encore que, si l'apprentissage se fait auprès d'un sophrologue, ce dernier ne doit être qu'un "passeur" pour le débutant. Rapidement, il est nécessaire d'apprendre à se détacher de toute intervention extérieure (sophrologue, K7, etc.) et devenir autonome.

 Adaptabilité :

Caycedo propose désormais ce qu'il désigne comme un "quatrième principe" : l'adaptabilité de la méthode à l'élève. C'est-à-dire que le sophrologue va proposer la ou les techniques qui lui semblent les plus justes pour une séance donnée. Mais il ne faudrait pas y voir - nous précise-t-il - une construction d'un protocole mélangeant des techniques autres que celles proposées en sophrologie. C'est effectivement là une tentation de quelques sophrologues "formés" à d'autres méthodes. De même, il s'agit bien pour le sophrologue de s'adapter, non d'adapter son ou ses élèves à la méthode.

Ce principe est, pour nous, déjà présent dans le principe précédent..

  Notre schéma existentiel comme réalité à vivre :

Principe explicité plus récemment et souligné avec le huitième degré de la Relaxation Dynamique de Caycedo. 
Complément de
la notion de schéma corporel, le schéma existentiel réunie les dimensions neuro-physiologique et psycho-affective (cognitions, émotions, dimension conative) base de la conscience humaine pour la sophrologie.

Il s'agit de vivre dans notre conscience une réalité liée à nos valeurs personnelles et profondes. Il ne s'agit pas seulement de "faire de la sophrologie" mais davantage d'utiliser les entraînements comme tremplin pour notre quotidien et construire un projet à vivre. La pratique - à travers les Relaxations Dynamiques de Caycedo et les techniques spécifiques - n'est que le moyen visant une projection vers une existence (plus) harmonieuse.

  L'alliance sophronique :

S'il ne s'agit pas d'un "principe", l'alliance sophronique est un élément essentiel en sophrologie. 

Elle désigne la relation spéciale qui existe entre le sophrologue et l'élève pendant l'apprentissage de techniques sophrologiques. "Pendant l'alliance sophronique le sophrologue renonce au caractère directeur, impératif et se limite à l'enseignement des méthodes et procédés sophroniques que le patient ou élève réalisera suivant sa propre initiative" (Caycedo, 1972). Cette relation de "personne à personne" se réalise grâce à un climat de confiance, d'échanges et d'empathie du sophrologue. Ce dernier ne reste qu'un "passeur" qui se doit d'être le plus juste possible, conscient de ses limites... c'est-à-dire, d'être dans sa réalité objective !

Le transfert psychologique - ou report de sentiments (haine, érotisation, dépendance, etc.) vers le thérapeute - décrit par la psychanalyse existe en sophrologie (comme dans toute relation humaine) mais n'est pas utilisé en tant que support thérapeutique.
De la même manière, les phénomènes contre-transférentiels - reports de sentiments du thérapeute vers son patient - doivent être pris en compte par le sophrologue et nécessite, lorsqu'ils se manifestent de manière marquée, une supervision par un tiers (travail d'inspiration psychanalytique, par ex.).
Ces manifestations sont - me semble-t-il - davantage présentes en séance individuelle.

TEST de connaissances 2

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